12.01.2009

Changement.

Rendez-vous sur http://pau-ltergeist.blogspot.com/

28.11.2008

Jerry Lee Lewis et Chuck Berry à Paris !

C’était bien ce 14 novembre que le Zénith de Paris accueillait deux légendes du rock’n’roll : messieurs Jerry Lee Lewis et Chuck Berry ! Bien qu’ils aient pris un fameux coup de vieux (mais on le leur en veut pas), ils tiennent encore la forme et nous l’ont prouvé par un concert exceptionnel. Récit…

Cela faisait déjà un mois que le Zénith affichait complet pour ce concert. C’est vrai que 3 légendes, ça ne laisse personne indifférent, et encore moins quand ces 3 légendes s’avèrent être Little Richard, Jerry Lee Lewis et Chuck Berry ! Malheureusement, Little Richard avait annulé quelques semaines avant pour soucis de santé, mais qu’importe… Pour 95€, voir 2 monstres, ça valait la peine ! D’autant plus qu’ils sont presque morts…

Les portes de la salle étaient ouvertes à partir de 19h et à 19h30, plus aucun siège n’était libre. L’ambiance était électrique, chacun attendait le concert avec impatience. Il ne restait qu’une demi-heure avant le concert (en théorie, vu qu’un concert commence toujours en retard), ça a du être la plus longue demi-heure jamais vécue par les fans… Heureusement, le concert a commencé à 20h pile par Linda Gail Lewis, la sœur de Jerry Lee. Le show était très calme, malgré les morceaux rock’n’roll qu’elle a repris (Blues Suede Shoes, Good Golly Miss Molly, Jambalaya,…), le public parisien n’était plus de toute jeunesse et n’était pas non plus très communicatif… Il se contentait d’applaudir entre les morceaux, tout en restant assis. Voilà qui explique pourquoi les artistes préfèrent le public belge ! Chez nous, ça hurle, ça danse et ça tape des mains et des pieds. A Paris, ça applaudit un peu, mais pas trop fort, pour ne pas déranger les voisins. Bref, Linda Gail Lewis nous a malgré tout offert un très bon show, qu’il était difficile d’apprécier assise en haut des gradins... Cette grande dame était encore bien en forme dans sa petite cinquantaine, et jouait superbement bien du piano, presque aussi bien que son grand frère ! Elle est sortie de scène après 1 heure de rock’n’roll, sous les applaudissements parisiens, qu’elle avait réussi à réveiller !

Mais le concert n’était pas fini ! D’ailleurs, c’est après une courte pause que la suite nous a été servie par un vieux bluesman qui nous a joué deux ou trois morceaux assez mous, histoire de meubler en attendant la suite, et quelle suite ! Jerry Lee Lewis est brusquement entré en scène, en marchant seul (ce qui semblant étonner les personnes à côté de moi), courbé et d’assez mauvaise humeur. Mais il s’est installé derrière son piano, et après deux notes, le Zénith était devenu hystérique : une partie avait filé devant la scène pendant que l’autre râlait de ne plus rien voir ! La sécurité essayait tant bien que mal de nous ramener à nos places, mais c’était peine perdue, et c’est dans une ambiance délirante que Jerry Lee Lewis a joué ses plus grands morceaux : Rockin’ My Life Away, Drinkin’ Wine Spoo-dee-o-dee, Great Balls Of Fire et le fameux Whole Lotta Shakin’ Goin’ On ! Il semblait un peu mou, c’est vrai, mais ses mains courraient sur le piano comme par magie. Sa voix ne suivait pas tellement, et était vite couverte par celles du public, qui semblait mieux connaître ses morceaux que Jerry Lee lui-même… Il a tenu plus ou moins 45 minutes, et est parti en plein milieu de Whole Lotta Shakin’ Goin’ On, en nous faisant signe et en laissant ses musiciens en plan… Jerry Lee Lewis a, certes, très mal vieilli, mais reste celui qu’il a toujours été, et son show au Zénith n’a pas fait exception à la règle ! Le Killer est et restera le Killer, mauvaise humeur ou pas !

Et bien sûr, the last but not least, voici celui que nous attendions tous, celui pour qui l’équipe du Zénith a enlevé le piano de la scène pour le remplacer par une Gibson… Monsieur Chuck Berry ! Chuck Berry qui vit très bien ses 82 ans, malgré l’arthrose qui paralyse de plus en plus ses mains de guitariste. Il est arrivé d’un coup, comme Jerry Lee Lewis, la seule différence est qu’il se tenait bien droit et que sa démarche n’était pas celle d’un vieillard ! Ca saute aux yeux : Chuck Berry était content d’être là ! Et le public aussi, même si l’ambiance était un peu retombée lorsque la sécurité avait mis des barrières nadar pour nous empêcher d’aller devant la scène… Mais pourtant, le public était surexcité et Chuck Berry aussi ! Accompagné d’un jeune pianiste français hors pair, il a joué ses plus grands tubes ! On sentait dans son jeu de guitare que ses mains lui faisaient mal, mais son enthousiasme ne laissait personne de marbre, et s’il avait oublié un couplet de Roll Over Beethoven, on ne lui en a pas voulu et on l’a même aidé à s’en rappeler ! Pendant plus d’une heure, Chuck Berry a joué ses plus grands morceaux et a même joué quelques blues ! Voilà qui valait bien les 115€ déboursés ! Car, malgré son grand âge, Chuck Berry n’a pas perdu son énergie, nous avons eu même droit à quelques pas de duckwalk ! Toujours avec le sourire, il nous a déclaré être dans « la plus belle ville du monde », oui madame ! Juste avant d’entamer You Never Can Tell, suivi de Sweet Little Sixteen, de No Particular Place To Go  du fameux Johnny B Goode, morceau qui a définitivement fait s’écrouler les barrières, et qui a désespéré la sécurité… Il nous a honoré de trois rappels, et a fait monter toutes les filles du Zénith sur scène pour le dernier. Le concert s’est terminé en avalanche de bisous et de « I love you Paris ! I love you ! ». Ensuite, Chuck Berry est parti, et les lumières de la salle se sont rallumées comme pour mettre le public dehors… Fin un peu brusque pour un si bon moment, il faut l’avouer. Mais malgré tout, ce concert restait exceptionnel, et le public peut s’estimer heureux d’avoir vu ces deux légendes avant leur mort ! (surtout en ce qui concert Jerry Lee, et encore, il a eu du bol d’atteindre 77 ans)

11.11.2008

Mijn Vlakke Land

Mijn Vlakke Land
Wanneer de Noordzee koppig breekt aan hoge duinen
En witte vlokken schuim uiteenslaan op de kruinen
Wanneer de norse vloed beukt aan het zwart basalt
En over dijk en duin de grijze nevel valt
Wanneer bij eb het strand woest is als een woestijn
En natte westenwinden gieren van venijn
Dan vecht mijn land, mijn vlakke land

Wanneer de regen daalt op straten, pleinen, perken
Op dak en torenspits van hemelhoge kerken
Die in dit vlakke land de enige bergen zijn
Wanneer onder de wolken mensen dwergen zijn
Wanneer de dagen gaan in domme regelmaat
En bolle oostenwind het land nog vlakker slaat
Dan wacht mijn land, mijn vlakke land

Wanneer de lage lucht vlak over ‘t water scheert
Wanneer de lage lucht ons nederigheid leert
Wanneer de lage lucht er grijs als leisteen is
Wanneer de lage lucht er vaal als keileem is
Wanneer de noordenwind de vlakte vierendeelt
Wanneer de noordenwind er onze adem steelt
Dan kraakt mijn land, mijn vlakke land

Wanneer de Schelde blinkt in zuidelijke zon
En elke Vlaamse vrouw flaneert in zon-japon
Wanneer de eerste spin zijn lentewebben weeft
Of dampende het veld in juli-zonlicht beeft
Wanneer de zuidenwind er schatert door het graan
Wanneer de zuidenwind er jubelt langs de baan
Dan juicht mijn land, mijn vlakke land

09.11.2008

La moustache de mon papy

Certains se souviennent d’une moustache noire, qui ne grisonnait qu’à cause de la poudre de craie. Cette moustache, je ne l’ai connue que poivre et sel, ce n’était déjà plus à cause de la craie, il faut bien l’avouer. Je pense que si elle est grise, c’est parce qu’elle a beaucoup de chose à nous raconter. Ca fait seulement dix-neuf ans que je la connais, cette moustache, petite, je l’imaginais sur le visage d’un morse, je la dessinais sur la banquise, entre deux défenses. Maintenant, je la vois au milieu d’un visage bruni par de longs séjours en Provence, au pied du Vaucluse. Cette moustache encadre un sourire auquel il manquera toujours une dent, sinon, ça s’rait pas pareil. Les deux yeux bruns qui la surmontent sont aussi rieurs et émerveillés que ceux d’un enfant, les rides qui les entourent témoignent d’une vie bien remplie. Les lunettes trahissent la mauvaise vue, mais n’empêchent en rien ce vilain défaut que nous lui connaissons tous : la curiosité. L’homme à qui appartient cette moustache est tout à la fois : père, grand-père, instituteur, retraité débordé, grand curieux, grand gourmand, ami, amateur de scrabble, mari, plongeur, et j’en passe… Pour nous tous, il est ce bon-vivant au grand cœur que nous n’échangerions pour rien au monde.

Toujours là pour nous faire sourire, c’est en me remémorant un de ses farces ou un souvenir d’enfance que j’échappe au blues et retrouve le swing… Toutes ces heures passées à jouer au Mille Bornes, au Scrabble ou aux cartes ; ces longues soirées d’automne où papy s’évertuait à m’apprendre le calcul alors que nous préférions nettement revoir mes dictées ; ses taquineries piquantes auxquelles j’ai toujours du mal à répondre ; ces après-midi devant le feu de bois à taper dans une gazette au son de ses « ed meur trinkille ! »,… Encore maintenant, je sais qu’après 30 minutes en voiture avec lui je pourrais décrire la région « comme dans l’temps » ou en savoir plus sur le Brésil que les brésiliens eux-mêmes. Je pourrais aussi vous raconter les bêtises des 3 de sa progéniture, surtout celles d’Yves, quand ils avaient « à peu près ton âge ». C’est aussi mon papy à moustache qui me rappelle allègrement que je buvais l’eau des flaques sur la terrasse, que je me faisais des barbes de mousse dans le bain, et qu’apparemment, j’ai déjà fait pipi dans la lavande provençale plusieurs fois… Ce qu’il ne dit pas, c’est que c’est lui qui m’a appris à tirer la langue, à tremper mon doigt dans les gâteaux d’anniversaire et à voler la pâte à tarte de Mamy lorsqu’elle a le dos tourné. Même si sa mémoire flanche, mon papy se souvient toujours du nombre de fois où il a imité le phoque dans la petite piscine d’Apt, comme si j’avais une dette envers lui. Il se rappelle encore avec nostalgie de toutes les routes qu’il a parcourues pour venir me garder ou me conduire à l’autre bout de la Belgique alors que « c’est le tour de France et qu’ils arrivent au Mont Ventoux ». C’est toujours dans son portefeuille que Mamy va sournoisement chercher « une petite dringueille pour sa grande petite fille »… Enfin bref… Il est difficile de résumer 19 ans de bons souvenirs en quelques mots avec un papy comme celui-ci ! Il est plus sage de laisser nos souvenirs là ou ils sont le mieux : dans nos cœurs, et de profiter du présent, car comme Guy le dit si bien lui-même « et quand je s’rai mort, qui est-ce que tu vas aller embêter ? ».

20.10.2008

Reportage

Les Rockin’ & Drinkin’ reprennent le flambeau du rockabilly et nous le font savoir !


Alors qu’on croyait que le rock’n’roll était mort depuis longtemps, trois garçons gominés le font revivre et nous prouvent qu’il est toujours bien là, prêt à nous faire swinguer ! Rencontre avec les Rockin’ & Drinkin’ Guys et découverte de leur univers.

 

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Elvis peut dormir sur ses deux oreilles, la couronne des rois du rock’n’roll a bien été reprise… Non pas par Dick Rivers, mais par trois jeunes musiciens originaires de Tournai : les Rockin’ & Drinkin’ Guys. Âgés d’à peine 20 ans, Jérôme (guitariste-chanteur), Antoine (batteur) et Guillaume (contrebassiste) sont déjà biens connus dans la région tournaisienne grâce à un jeu de scène et un dynamisme hors du commun. Et ils ont encore fait leurs preuves samedi dernier en mettant le feu au public du café « Chez Charly » à Pecq (10km de Tournai).


C’est donc ce 18 octobre, vers 20h que le groupe est arrivé chez Charly. Après avoir tant bien que mal déchargé et installé le matériel, les Rockin’ & Drinkin’ Guys ont pu nous montrer ce qu’ils avaient dans le ventre, et, quoi qu’en dise leur nom, ce n’était pas que de la bière, mais un répertoire étonnant de classiques rockabilly remis à leur sauce, et quelle sauce ! Prenez donc un guitariste-chanteur de génie, un batteur complètement fou et un contrebassiste au jeu étonnant, ajoutez du Carl Perkins, un peu d’Eddie Cochran avec un zeste de Jerry Lee Lewis, mélangez le tout et voici ce que vous obtiendrez : du Rockin’ & Drinkin’ Guys pur jus ! De quoi réveiller un mort, ou presque. Et c’est ce qu’ils ont fait ! Le show a débuté vers 20h30, avec une reprise de Darrel Higham. Rien qu’avec ça, le public était déjà surexcité. Le groupe a ensuite continué avec des morceaux comme Summertime Blues, Whole Lotta Shakin’ Goin’ On, Matchbox, Runaway Boys, Roll Over Beethoven,… Pour terminer, en sueur, avec un solo de 8 minutes du guitariste sur le blues Wee Wee Hours, de Chuck Berry ! « Je ne sais toujours pas comment j’ai fait pour sortir un son pareil ! Mais c’était beau… » dit Jérôme entre deux demis offerts par la maison.


Toujours est-il que le public en redemande à chaque concert, et que celui de Chez Charly n’a pas fait exception à la règle : les Rockin’ & Drinkin’ Guys ont tenu le café entier en haleine pendant trois heures de concert plus que fantastique où Antoine s’en donnait à cœur joie en escaladant sa batterie, où Jérôme dominait le public du haut d’une table et où Guillaume faisait fondre les demoiselles en slappant les cordes de sa contrebasse.


Leur secret pour d’aussi bons concerts ? « Aucune idée, c'est rock’n’roll quoi ! C'est bath !» répond Guillaume. En tout cas, le public apprécie d’autant plus que le groupe s’amuse sur scène. « Ca fait toujours plaisir d’aller voir un bon groupe qui reprend des bons morceaux et qui s’éclate, pas comme certains groupes qui montent sur scène, qui jouent et qui s’en vont, les Rockin’ & Drinkin’ Guys, on voit qu’ils aiment ça et qu’ils ont envie de nous le faire passer ! » nous confie un spectateur enthousiasmé par le show. Voilà qui donne envie de faire le déplacement pour voir ce que donnent ces trois acharnés du rock’n’roll sur scène ! En tout cas, on ne peut être que satisfait de leurs shows et on ne s’en lasse pas ! Et en attendant l’enregistrement d’une deuxième démo, rendez-vous aux prochains concerts !



Prochaines dates des Rockin’ & Drinkin’ Guys :
- 21 novembre : Café « Les Etats-Unis » à Tournai ;
- 2 février : au festival Patrock à Celles (région de Tournai) ;
- 21 février : au café « Chez March » à Leuze-En-Hainaut avec The Big Red Rocket.


Site du groupe (avec morceaux studios à écouter, vidéos, photos, infos et dates de concerts):
http://www.myspace.com/rockinanddrinkinguys

17.10.2008

Il est 18h35

Ca y est, depuis le temps que j'en parle, vous m'aviez pris pour une mythomane acharnée, mais non. J'ai bien écrit un livre, qui a bien été édité et qui est bien en vente ! Où ça ? Eh ben, soit c'est moi qui le vend (suffit de me contacter), ou alors ils seront bientôt en dépot à la Librairie de la Reine à Binche (sur la grand'place).

18h34 est au prix de 12€. C'est un recueil de mes textes (certains traînent sur le blog, catégorie : exercices d'écriture), illustrations par Charlotte Angelucci. Si ça vous intéresse et que vous voulez l'acheter, suffit juste de me contacter (en commentaire par exemple).

(scans bientôt, parce que là, j'ai la flemme)

Critique cinéma : Entre Les Murs

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François, jeune professeur de français, fait sa quatrième rentrée dans un collège difficile de la banlieue parisienne. Professeur principal de la quatrième année, il devra affronter les humeurs de ses élèves adolescents et leur manque d’intérêt pour sa matière.

Tirée du livre « Documents », écrit par François Bégaudeau, la dernière Palme d’Or est un succès en France et ne reste pas inconnue dans les cinémas belges. Laurent Canet a réalisé son troisième long métrage avec des matériaux bruts et est aussi vrai que nature. Dès la première seconde du film, le spectateur se retrouve plongé dans le cours comme s’il y était vraiment. Là est toute la force du film. Mais malgré tout, il semble tiré en longueur, et l’action ne se passe qu’à l’école, ce qui nous empêche de mieux connaître les personnages, et donc, de mieux nous retrouver en eux. Les gros plans sont omniprésents et, au lieu de nous rapprocher des personnages, ils finissent par devenir gênants et nous empêchent de voir ce qu’il se passe autour d’eux. Pourtant, « Entre Les Murs » est un film plein de vérité, et même s’il n’est pas forcément captivant, il invite tout de même le spectateur à réfléchir sur les conditions de vie et d’éducation des adolescents vivants dans des milieux difficiles, mais aussi sur les conditions de travail des professeurs, qui n’ont pas facile tous les jours. Le tournage a été précédé d’une « année d’immersion pédagogique » pour l’équipe mais aussi pour les acteurs, qui ont d’ailleurs un jeu étonnant, fort et on ne peut plus vrai. Cela donne un prof au grand cœur, et des élèves hors du commun. Entre Les Murs nous donne l’occasion d’être les spectateurs privilégiés d’une salle de cours comme les autres. Ce film voyage entre le reportage et le docu-fiction, mais cette réalité est parfois un peu lourde à supporter : l’année scolaire est très bien recréée, et même un peu trop, car finalement, elle devient longue et parfois ennuyeuse, comme beaucoup d’années scolaires, et le spectateur se retrouve à attendre les vacances avec impatience.

Une maison en or pour les journalistes (compte-rendu

Ouais, l'étudiante en communication que je suis a un cours d'écriture journalistique... Et donc, des articles à rendre. GO GO GO !

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C’est en plein cœur du Pays Noir que se dresse la Maison Dorée. Bien connue pour sa fabuleuse architecture typiquement Art Nouveau, cette demeure est aussi la Maison de la Presse de Charleroi. Mais il n’en a pas toujours été ainsi…

Construite en 1899 par l’architecte Alfred Frère, la Maison Dorée tient son nom de cette couleur toute particulière qui orne sa façade décorée de feuilles d’or. En outre, son jeu d’asymétrie et ces mélanges de matériaux qui allient fer forgé, acier et verre, en font l’une des plus belles maisons de la ville de Charleroi. Tout d’abord occupée par son créateur, elle est ensuite habitée par une famille de verriers, pour finalement être rachetée par la Ville de Charleroi. Quelques années plus tard, l’ASBL Maison de la Presse en fait l’acquisition et la Maison Dorée devient un lieu de réunion des journalistes de la région.

L’ASBL Maison de la presse a vu le jour vers la fin des années 70, lorsque plusieurs journalistes décident de partir à la recherche d’un local qui serait susceptible de les accueillir. Ce n’est qu’en 2000 que l’ASBL trouve enfin son lieu de réunion. Située rue Tumelaire, la Maison Dorée est, depuis huit ans maintenant, une demeure où peuvent se réunir les journalistes afin de discuter, se détendre ou travailler. Placée à quelques mètres à peine de l’Hôtel de Ville et du Palais de Justice, elle offre aux membres ou aux journalistes de passage la chance de pouvoir être très vite au courant des affaires de la ville. «  Cela nous permet de nous rencontrer, de discuter, d’échanger notre point de vue avec les autres ou même de se défouler. C’est vraiment un endroit convivial » déclare Patrice Antoons, journaliste membre depuis plusieurs années.

La Maison de la presse ne s’arrête pas là !

Mais la Maison de la presse n’est pas accessible qu’aux journalistes. Elle accueille régulièrement des conférences de presse, mais aussi des expositions. Ces dernières tournent généralement autour de deux thèmes : le journalisme et Charleroi. L’exposition Charleroi Le Nez en l’Air, peut être visitée jusqu’à la mi-novembre. En plus des expositions, des débats sont organisés. Ouverts à tout public et gratuits, ces manifestations nous impliquent dans des sujets actuels et importants. Le prochain débat portera sur la pollution et se fera le 3 octobre à 12h. On peut également y consulter les quotidiens et magazines belges du jour, et ceux des 6 derniers mois. Pour consulter les heures d’ouverture et l’agenda, rendez vous sur le site : www.maison-presse.org

Voilà donc tout ce qui fait la particularité de la Maison de la Presse de Charleroi. Car en plus d’être le lieu de prédilection des journalistes de la région, elle est aussi un lieu de détente et de rencontres, tous métiers confondus.

 

Jusqu’au 15 novembre 2008 : exposition de photographies « Charleroi, le nez en l’air » propose une autre vision de la ville. La visite est gratuite, et peut se faire du lundi au vendredi de 9h à 18h.

 

Billet d'humeur

Voilà quelques temps que c’est à la mode à Hollywood de réaliser des films apocalyptiques racontant comment un horrible virus peut détruire l’espèce humaine en balançant du sang et des tripes comme le feu d’artifice du 21 juillet. Que ce soit des petites ou des grosses productions, cela ne nous empêche pas d’avoir très mal pour ceux qui se font croquer par des zombies…

Nous avons eu la série des 28… Plus Tard, ensuite, Hollywood nous a resservi avec Je Suis Une Légende, Phénomènes, Invasion, Doomsday,… Et bientôt Quarantine (remake du film espagnol REC par les rosbifs). De quoi faire fonctionner notre petite imagination d’hypocondriaque refoulé, parce que le menu est assez varié : nous avons droit à un superbe virus testé sur des singes qui transforme l’homme en bête sanglante et avide de chair humaine, ensuite, il y a celui qui nous transforme en créatures pâles et nocturnes qui sèment la terreur dans tout Manhattan, comme dessert il y a la maladie venue d’ailleurs qui enlève toute émotion (et qui se transmet via échanges de salives, vomissements dans les repas pour collectivité,…), et le fromage est un délicieux parasite qui ressemble de loin à la peste et qui fait rayer l’Ecosse de la carte.

Mais pourquoi diriez-vous ? Pourquoi ce goût soudain à ce genre de films ? A part l’envie de voir monter notre taux d’adrénaline et de pimenter un peu nos vies monotones d’enfants de la télé ? Voici quelques réponses dignes d’un psychologue :
1 : Soit les réalisateurs ont l’esprit assez tordu pour imaginer qu’il puisse nous arriver des choses aussi horribles (oui le cannibalisme, même inconscient, c’est horrible). Eh oui, l’homme est un loup pour l’homme, il en faut toujours un pour détruire les autres, ou seulement pour penser vouloir détruire les autres et mettre ça en film pour expier les pensées malsaines.
2 : Soit les réalisateurs (ou scénaristes) souffrent d’une maladie incurable ou douloureuse et veulent transférer leur peur de mourir dans des films sanglants et apocalyptiques comme 28 Jours Plus Tard.

Finalement, les deux solutions s’emboîtent comme des légos. Peut-être que les réalisateurs et scénaristes sont assez dingues pour imaginer le pire avec le SIDA et mettent ça en film (en ajoutant du sang et des tripes pour faire plus joli) et veulent ainsi nous foutre les boules et nous forcer à mettre des préservatifs. Entre nous, Fous Ta Cagoule était un slogan bien plus clair.

Mais… Si Hollywood décide de nous farcir de plus en plus de films viraux, que fait la police ?

04.09.2008

Les Vieux (Brel)

Les vieux ne parlent plus,
Ou alors seulement parfois du bout des yeux.
Même riches, ils sont pauvres,
Ils n'ont plus d'illusions et n'ont qu'un coeur pour deux.

Chez eux, ça sent le thym de provence, la lavande et le verbe d'antant.
Que l'on vive à Paris, on vit tous en Province quand on vit trop longtemps.

Est-ce d'avoir trop ri que leurs voix se lézardent quand ils parlent d'hier ?
D'avoir trop pleuré que des larmes encore, se perdent aux paupières ?
Et s'ils tremblent un peu, est-ce de voir vieillir la pendule d'argent,
Qui ronronne au salon, qui dit oui, qui dit non, qui dit "je vous attends" ?

Les vieux ne rêvent plus,
Leurs livres sont sommeil, leurs pianos sont fermés,
Le petit chat est mort, le muscat du dimanche ne les fait plus chanter.

Les vieux ne bougent plus,
Leurs gestes ont trop de rides,
Leur monde est trop petit,
Du lit à la fenêtre, puis du lit au fauteil,
Puis du lit au lit.

Et s'ils sortent encore, bras dessus - bras dessous, tout habillés de raide,
C'est pour suivre au soleil l'enterrement d'un plus vieux, l'enterrement d'une plus laide.
Et le temps d'un sanglot, oublier toute une heure la pendule d'argent,
Qui ronronne au salon, qui dit oui, qui dit non, et puis, qui les attend.

Les vieux ne meurent pas, ils s'endorment un jour et dorment trop longtemps.
Ils se tiennent la main, ils ont peur de se perdre, et se perdent pourtant.
Et l'autre reste là, le meilleur ou le pire, le doux ou le sévère,
Cela n'importe pas, celui des deux qui reste se retrouve en enfer.

Vous le verrez peut-être, vous la verrez parfois, en pluie et en chagrin,
Traverser le présent, en s'excusant déjà de n'être pas plus loin,
Et fuir devant vous une dernière fois la pendule d'argent,
Qui ronronne au salon, qui dit oui, qui dit non, qui leur dit "je t'attends"
Qui ronronne au salon, qui dit oui, qui dit non, et puis : "je vous attends".

14.08.2008

Il est 18h34

Pour bien vous imprégner de l'ambiance de cette note, imaginez une petite musique de gare (non pas celle de Charleroi-Sud, elle est trop pourrie). Ensuite, montez dans le train.

Bon, je me lance.

"Petite musique de gare"
Mesdames et messieurs, votre attention s'il vous plaît, le train en provenance de Paris et à destination de Binche prévu à 18h34 arrivera dans quelques instants voie 3 (pourquoi voie 3 ? J'en sais rien, à La Louvière, c'est la voie qui va vers Charleroi - Namur - Liège, mais bon). Le train IC de 18h34 à destination de Binche arrivera dans quelques instants voie 3.

Pour votre info, y'a pas de trains Paris-Binche.

En fait, y'a un truc. C'qui se passe, c'est qu'après des mois passés à vous faire chier à essayer de vous faire croire que j'avais écrit un livre, ben, ce livre est enfin imprimé. Bon, ce n'est que le premier jet, celui qui sert à repérer les fautes, mais c'est mon livre. C'est comme un premier enfant, sauf que mon livre ne chie pas et ne hurle pas (à part mes mots dans ta gueule, mais ça c'est une autre histoire). En fait, ça fait trop bizarre, et ça c'est drôlement passé.

J'ai reçu un mail de ma mère-grand qui me disait "Linda (l'éditrice, écrivaine à la maison magique, voir note plus bas appelée I Need Some Sleep) a demandé que tu lui envoies les bons à tirer et les reliquats de chèques". Je dis ok, puis je me dis "mais merde, ça veut dire quoi ça ? Qu'y'a mon livre quelque part ?". N'étant pas chez moi, mais chez ma tante, j'appelle ma chère maman qui me dit qu'il y a effectivement un paquet en provenance de Paris qui m'attend à la maison. Le problème, c'était que je revenais seulement le lendemain, vous imaginez pas toute la pression que ça met, j'ai pas su dormir et j'étais incroyablement lente et chiante pour mon dernier jour de boulot (de MERDE ! Achetez plus vos pains chez Godefroid à Frameries, je vous dis que c'est de la merde !). Mais j'ai pu finir ma journée et rentrer chez moi... J'vous laisse deviner ma gueule quand j'ai vu le paquet. Ca ressemblait assez au smiley surpris de msn. J'ai su ouvrir le paquet. Et il était dedans, ouaip, il me regardait tout fier avec sa couverture blanche, son cadre rouge, le joli titre, mon nom au dessus, la super illustration et ma gueule en photo derrière. Tout fier qu'il était, j'l'ai quand même ouvert. J'ai failli chialer, j'le reconnais, mais j'ai ma fierté, même toute seule dans ma chambre. Dans l'livre, y'avait mes mots, tous couchés, imprimés, tout fiers eux aussi, comme s'ils avaient trouvé quelque chose à faire sur terre. Alors, j'me suis sentie comme... J'saurais même pas dire comment j'me suis sentie. On aurait dit de l'eau bouillante, prête pour les pâtes, à l'intérieur de mon corps plein à ras-bord. Ouais, ça faisait drôle à l'intérieur de mon corps. En voyant ce livre, j'ai eu l'impression d'avoir enfin réussi autre chose que le cours de français de secondaire. Enfin, ceci dit, les 50 vrais exemplaires ne sont pas encore imprimés, et j'sais pas encore si j'arriverai à les vendre.

Mais ceux qui veulent des mots plein la face peuvent s'adresser à moi. 18h34 arrive bientôt. Et ça, c'est grandiose. Meral va être fière, ouais.

 

What for lips you have

Y'a quelque chose devant ma porte qui fait de l'ombre au soleil. Et j'entends une goutte tomber sur le sol, une par seconde depuis cette nuit. Tic, tic, tic, ggrrrr, tic, tic, tic, ggrrrr...

J'ai les boules. Y'a comme un grand méchant loup qui frappe à la porte, une petite voix dans ma tête me crie de lui ouvrir, mais j'crois pas que ça soit une bonne idée. J'vais plutôt monter le son de la platine et faire comme si mon vynile des Cramps ne sautait pas, puis bon, le grand méchant loup devrait finir par se lasser et j'aurais plus à y penser. C'est une solution.

Mais je sais que si j'ouvre... Non, j'ose même pas y penser en fait. Mais paraît que même les méchants loups peuvent parfois être bons. Il suffit d'ouvrir, et je vous dirai quoi quand il sera parti.

Que tu as de longues griffes,
Que tu as de grandes dents...
Serait-ce pour mieux croquer mes os ?
Je t'en prie.

22.07.2008

Sjock Festival

J'ai traîné un peu, mais me voici pour remettre mon rapport sur le Sjock Festival.

C'était tout simplement un week-end de dingue ! Génial, comme on aimerait en avoir plus souvent !

On partait le vendredi, Zinzin n'était même pas encore arrivé à Binche que c'était déjà folklorique. Ce type, au lieu d'arriver à 14h40 comme la sncb l'avait prévu, a débarqué à 16h30 à la gare de Binche. Tout bêtement à cause des habituels retards de la ligne Bruxelles - Binche. Le temps de remonter jusque la maison et de charger l'auto, on était parti pour Gierle, merci maman de nous avoir conduits, ça nous a évité 5km à pieds avec un trolley de 50kg.
Une fois arrivés à Gierle, on s'est rendu compte que le festival était perdu au milieu des bois. Ca ressemblait à une forêt en ligne droite digne d'un film d'horreur, et on l'a bien vu plus tard quand on est rentrés à la tente à 3h du matin dans le noir, on voyait pas les gens qui marchaient en sens inverse, sauf quand on finissait par foncer dedans.
Enfin bref, une fois arrivés sur le site du festival, on est rentrés au camping et on a installé la tente à côté d'une tonnelle remplie par une bande de 25 flamands. Après ça, on a décidé de gonfler le matelas (celui avec un gros embout sans pompe, haha)... Après hyperventilation, on a du dégonfler ce bougre qui rentrait pas dans la tente, c'qui fait qu'on a dormi presque à terre pendant 3 nuits et qu'il fallait regonfler le matelas deux fois par jour. Ca donnait qu'on dormait sur le plafond de la tente.
Une fois bien installés avec des bières, on a fait connaissance avec les flamands d'à côté (qu'étaient sympas) et puis avec ces trois toulousains terribles qui avaient fait 10h de route pour voir les Sonics (Camille, Pierre et Pierre). Quand on les a rencontrés, ils étaient les seuls francophones du camping (à part nous deux). On est vité allés jusqu'au festival voir c'qui se passait sous la Titty Twister, eh ben, y'avait un DJ qui mélangeait Little Richard et Madonna... Alors on est rentrés dormir (et on a bien dormi même).

Le lendemain, samedi 12 juillet, les nuages étaient presque tous partis, j'ai donc enfilé mon short et on a dormi tout l'après-midi, histoire d'arriver plus vite aux shows. Bien sûr, avant ça, les toulousains nous offraient l'apéro (vodka - jus d'orange), ça nous a directement mis dans l'ambiance, et c'est mort pleins qu'on est arrivés sur le festival pour voir voir Reverend Beatmen (qui ont assurés), puis The Slipmates (souvenir très vague, j'me souviens qu'ils ont repris Bob Dylan et que c'était chouette). On a pas vu Thee Andrew Surfers Royale, mais Randy Rich & The Poor Boys, je pense bien que oui... Ensuite est venue l'heure de... THE MONSTERS ! Et ça, je peux vous dire que c'était un show d'enfer ! Comme on s'y attendait ! Avec les deux batteurs face à face qui faisaient comme un miroir... J'm'en souviendrai ! A la fin des Monsters, on a vu Hillbilly Boogiemen, groupe bluegrass, fort bien. Joli banjo. Et alors, après ceux-là, le moment était venu... Pour le show des SONICS ! Et j'me suis déchaînée pendant une heure sur des morceaux commeu Cinderella, Keep-a-knockin', Dirty Robber ou Louie Louie (oui ils l'ont fait ! Ils ont joué Louie Louie !). Dommage que mes vidéos soient de trop mauvaise qualité... The Sonics : en route depuis les années 60 et toujours autant de pêche. Incroyable et terrible. Bon après ça, on a vu The Big Four, c'était sympa, ils ont même repris Wild Saxaphone (des Stray Cats). Et après, retour à la tente, froid, couettes, dodo.

Lendemain, dimanche 13 juillet, j'avais perdu ma voix et j'avais survécu à la veille (comme me l'avaient gentiment fait remarquer ces punks hollandais quand j'avais été les voir à 8h du matin). C'était une journée longue, Zinzin a cuit dans son sac de couchage en plein soleil sous la tente fermée pendant que j'étais affalée juste devant en short (toujours ce short oui, vous comprendrez pourquoi plus tard). On s'est réveillés vers 14h, pour voir les Turbo AC's (mais c'était nul), puis un morceau des Dunlop Devils. On s'est rendormis, on a loupé Cherry Casino et The Dwarves. On a vu la fin de Miss Ruby Ann (quelle feeeeemme cette Ruby Ann ! J'm'en remets pas), puis on s'est re-rendormis, on a vu le début des remplaçants de MC5 (Black Box Revelation), c'était à chier, donc on a attendu Wanda Jackson, et ça, ça c'était incontournable. On a vu la première femme à avoir chanté du rockabilly, Wanda Jackson, celle qui a tourné avec Elvis et Perkins. Oui oui, c'était bien Wanda Jackson, qui, du haut de son mètre 50, a débarqué du public pour mettre le feu à la Titty Twister avec ses meilleurs morceaux et reprises. On a vu Wanda Jackson (enfin, vu... J'ai vu sa touffe de cheveux, parce que de là ou j'étais, avec ces grands gorilles devant moi, j'ai pas vu grand chose...) Et c'était terrible. Wanda Jackson, ou comment tenir le coup à 70 ans et foutre autant d'ambiance que dans les années 50 ?... Incroyable mais vrai, elle avait beau avoir calmé son jeu de scène, cette petite dame avait toujours autant de voix et nous le montrait bien... J'en reste sur le cul, j'ai vu Wanda Jackson et elle a assuré. Merci.
Après ça bon, retour à la tente, il caillait sa race, mais c'était la fête alors j'ai fait la fête comme j'pouvais, sans manteau et la tête dans le cul. On a vite été dormir, il faisait trop froid, et on s'est réveillés le lendemain avec le soleil, pour tout ranger et rentrer chez soi... C'était triste, on était crevés mais on s'est marrés.

On a quitté le site du festival avec les toulousains vers 11h30 pour rejoindre l'arrêt de bus vers Turnhout à pieds avec les sacs. On a attendu le bus de 13h38 (celui de 12h38 passait que le jeudi) sous un beau soleil (toujours en short pour moi) en mangeant du thon et des sardines affalés sur nos sacs au milieu de la piste cyclable. Puis le bus est arrivés, on a été jusque la gare de Turnhout pour prendre le train de 15h05 vers Bruxelles-Midi... C'était long et silencieux. Une fois arrivés à Bruxelles-Central, Zinzin nous a dit au revoir et est descendu, puis une fois à Bruxelles-Midi, j'ai pris ma correspondance en dix minutes, abandonnant les toulousains à leur triste sort.

Ce qui est marrant, c'est que trois jours après, j'ai eu Camille sur le net qui m'a expliqué qu'à cause du 14 juillet, il n'y avait pas de car jusque Toulouse et qu'ils ont du acheter trois billets de TGV pour rentrer. Le truc con, c'est qu'en dormant à Bruxelles-Midi, Camille s'est fait voler ses affaires : appareil photo, argent, papiers, vêtements et... Les trois billets de TGV... Camille et les deux Pierre sont donc rentrés à Toulouse avec une déposition de la police... Pas d'bol.

Tout ça pour dire que ce festival était génial. Et qu'on remet ça l'an prochain ! (photos dans l'album dans le coin en haut à droite :D)

09.07.2008

Deux jouuuurs

Plus que deux jours ! J'attends, je m'impatiente, je tourne en rond, j'essaye de dormir pour que le temps passe plus vite... Plus que deux jours et je me lache !
Ce Sjock Festival risque de faire des étincelles. Et comment ? Avec The SONICS ! Et aussi The Monsters, Wanda Jackson, Hillbilly Boogiemen, Reverend Beatmen et d'autres... Ok MC5 ont annulé (ces enculés)... Mais je vais être intenable. Je souhaite déjà bon courage à ce Zinzin qui devra me supporter jusque lundi !

Tout est déjà prêt : tshirt King Cat, petite jupe à carreaux rock'n'roll, marcel des Monsters (fait main par mes petits moignons à moi), tshirt des Meteors (idem), Doc Martens hautes rouges, Doc Martens basses jaunes, tente Quechua 2 secondes (cette saloperie à remonter ggrr), matelas gonflable, ma bouche et mes poumons pour le gonfler, eye-liner noir, peigne fin pour la frange (et PAS POUR LA GOMINA T'AS COMPRIS ZINZIN ?), sac de couchage, boîtes de raviolis, pack de 18 Maes, 6 bouteilles d'eau, Motilium, papier toilettes, lingettes pour les mains, shampooing et bain douche, allumettes, café, chocapic, et aussi pulls, parapluie et veste rockabilly au cas où les Flandres profondes seraient accablées d'une météo excécrable (franchement j'ai pas envie, mais ça m'empêcherait pas d'avoir un sourire jusqu'aux oreilles pendant quatre jours).

Oooh, GOOD GOLLY MISS MOLLY !

06.07.2008

Who stole my soul ?

Qu'est-il arrivé à mon soleil ? Hier encore, il brillait, et répandait sa lumière dorée à travers le feuillage du cerisier. Et pourtant, ce matin, bizarrement, il était gris. Gris et gris, il n'en finissait pas de briller gris. On aurait dit qu'une grosse cuillère à soupe s'était plantée dans le ciel, et que les nuages étaient devenus des morceaux de carton recyclé. L'air sentait le papier humide qui moisit dans la véranda... Et pourtant, tout semblait normal. Le soleil s'était fait gris exprès pour moi je pense. Mais je n'arrive pas à déterminer pourquoi il a fait ça. Peut-être veut-il me punir de quelque chose... Me punir d'avoir été bête et méchante ? Oui, c'est sûrement ça, puisque j'arrête pas. C'est plus fort que moi, encore l'autre jour, j'ai pas su me retenir... Et j'm'en mords les doigts, jusqu'aux coudes. Alors maintenant, tout est gris, et j'ai plus qu'à m'en prendre à moi-même.

05.06.2008

J'écris plus.

Il pleut dehors. Il pleut encore.
Et je n'écris pas, non.
Aujourd'hui, je n'écris pas. Mais j'attends.
J'attends de pouvoir mettre mon nez dehors.

Je suis comme un chat.
Je marche à petits pas,
Et je ne me mouille pas.
Quand il pleut je me cache.

J'écoute le bruit de l'eau,
Et je continue à faire le chat,
Bien cachée sous mes draps,
En attendant le beau temps.

Videotape

Si ma vie c'était un film, j'crois que ça serait encore pire que le gendarme et les extraterrestres.

Non, mais des fois j'ai quand même les boules de crever et d'me dire "putain quelle vie d'merde j'ai eu". Jusqu'à maintenant je regrette rien, mais j'veux rien manquer.

21.05.2008

Runaway

C'est génial, le 7 juin, ça fait un an que je suis avec le type qui rigole tout seul quand il se gratte le pied parce que ça chatouille. Et il est toujours pareil : génial. C'est pour ça qu'je l'aime.

Sinon, j'ai déjà peur pour mes exams. Et je vous promets que si j'en ai un en socio, la fille qui m'a rendu les 65 questions à étudier la veille de l'interro va souffrir.

Puis, il fait bon. Ca m'donne l'inspiration mais je sais toujours pas quoi écrire de nouveau.

Les dessins sont arrivés à Paris : ils sont en route vers l'imprimerie. Bientôt, j'aurai mes livres.

En attendant, j'ai fait fondre du chocolat noir et je trempe des fraises dedans. 

21.04.2008

Formidable !

Qui est le plus sage ? Celui qui accepte tout ou celui qui a décidé de ne rien accepter ? La résignation est-elle une sagesse ?

 (Ionesco)

07.02.2008

I need some sleep.

J'vais être éditée. Pas une connerie, j'vais l'être pour du vrai. On va m'faire un recueil de poèmes. Incroyable non ? Pourtant c'est bien vrai, même si j'ai du mal à y croire.

Ok, on m'a déjà dit pas mal de fois qu'j'écrivais bien. J'me faisais pas d'illusions, j'me disais que c'était que pour faire plaisir qu'on m'disait ça. Ben finalement, non. Meral avait raison en disant qu'j'avais du talent à revendre. Ma grand-mère paternelle a montré mes textes à une de ses amies écrivaine de Montmartre y'a quelques mois, et maintenant, me voilà lancée pour 50 recueils avec la préface d'un grand écrivain, la quatrième de couverture de l'écrivaine magique qu'a eu l'idée d'm'éditer et les dessins d'ma meilleure amie. Le grand jeu quoi, rien qu'pour moi. (ouais fallait que j'le dise).

Le plus chouette dans l'tas, c'est l'écrivaine (qui s'apelle Linda Bastide en fait, pour faire dans le détail et pour pas finir la note en l'appelant bêtement "l'écrivaine") qui m'voit arriver dans son p'tit appart' magique de Montmartre (quand je dis magique, c'est magique. On fait son café à l'ancienne là-bas, sans perco ! Le wc est derrière un miroir et y'a 45 poupées d'époques partout, plus les livres d'époque, les meubles d'époque, les tapis d'époque, la déco d'époque et les trois animaux extraordinaires : un chat égyptien, un petit épagneul bleu abandonné parce qu'il était trop gentil et une petite chatte bien chipie qui mange du papier) et qui m'regarde droit dans les yeux, ma tête dans ses mains pour me dire que j'suis une grande poète, qu'on s'laisse vraiment emporter dans mes textes, qu'ça devenait rare et qu'c'était merveilleux,... Le grand jeu de nouveau quoi, mais un grand jeu qui fait plaisir (je savais plus ou m'mettre, je vous jure).

Après bon, parlotte, Linda relit mes textes émerveillée comme une petite gosse, elle s'émerveille encore plus quand je lui enlève un cadre qui l'ennuyait sur word. Et m'voilà repartie de Montmartre (j'y retournerai bordel, c'est terrible comme endroit !) sans les dessins de Cha (terribles dessins d'ailleurs), mais avec un projet de 50 recueils d'mes textes et plein de concours auxquels j'vais participer grâce à Linda.

Le grand jeu je vous dit. Rien qu'pour moi. Pas d'ombre au tableau, j'ai ma famille maternelle et mes amis pour m'soutenir, il pouvait rien m'arriver d'mieux pour le moment.

Y'a juste un petit coup à c'tableau, comme ceux qui gènent quand on doit copier quelque chose et qui partent pas. Y'a c'père que j'ai pas choisi qui s'en contrefout d'la vie d'sa fille aînée, moi donc. Qui m'demande 30 fois (et qui m'demandera encore) comment ça va à l'école, en quoi j'ai des problèmes, qui c'est ma prof de néerlandais, quand j'viens chez lui, si j'veux voir un prof de stat, si j'ai VRAIMENT (oui le vraiment compte, j'suis une fille ratée) réussi tous mes examens, lesquels j'pense avoir raté pour déjà contacter un prof, si j'ai eu mes résultats, si j'veux pas quitter le pc et vivre avec tout l'monde plus de 10 minutes,... 

Y'a c'père qui m'a toujours prise pour une ratée, une ébauche, un premier jet, une interro ratée d'un point,... C'père qu'a jamais pensé à s'intéresser à c'que j'faisais, qui m'conduisait toujours en retard à l'équitation (quand il me conduisait), qui m'a jamais dit "tiens, montre moi tes textes", qui m'a jamais félicitée pour quoi qu'ce soit, même pour une interro d'math réussie. Non, quand j'réussissais une interro d'math, j'avais droit au "c'est un miracle ou alors t'as triché ?". Puis quand j'ratais la suivante, j'allais doubler... 

Ouaip', pour mon père, j'suis qu'une ratée. J'suis capable d'faire que des trucs moches (quand il s'sent d'humeur à s'dire que j'suis capable de quelque chose), j'ai pas fait d'volley, pas fait d'études de langues, pas eu d'très beaux bulletins en secondaire. Mais j'ai fait d'l'équitation, j'y ai mis tout mon coeur dans c'truc. Les chevaux, c'est ma vie. J'fais des études de communication, j'voudrais bien bosser dans la rédaction d'un journal, d'une radio ou bosser dans l'évènementiel. J'ai pas réussi les maths, parce que c'est pas mon point fort. La physique et la chimie non plus, j'dois avouer. Mais j'avais 18/20 en anglais, en français 18/20 aussi, et la prof lisait même très souvent mes travaux écrits à toute la classe pour qu'ils servent de correction. Mais ça, il s'en foutait. Parfois, j'avais droit à un "c'est bien" exaspéré. Mais c'était rare. 

Maintenant, ça continue. Ca cloche et ça recloche. J'comprends pas pourquoi c'type s'acharne à m'faire venir chez lui en m'faisant du chantage, en m'menaçant,... Alors que quand j'arrive, j'ai à peine un regard. Et quand il a ma mère au téléphone, lui, ce gros trou du cul qu'est pas foutu de continuer à la haïr parce qu'elle a un cancer, c'est moi la méchante, c'est moi qui suit vraiment chiante, c'est moi qui suit insupportable. C'est moi la grosse tache.

J'lui demande pas d'me reconsidérer, loin d'là. J'veux juste que, si vraiment j'suis son mouton noir, si vraiment il s'en fout d'ma vie, si vraiment il avait préféré m'voir faire du volley, réussir mes maths et faire du volley, qu'il me l'dise. Et qu'il arrête de m'obliger à venir chez lui alors que j'suis nettement mieux chez moi et qu'il le sait. Il m'a dit qu'il regrettait d's'être battu pour m'avoir quand j'étais gosse. Il m'a dit qu'j'étais devenue qu'une petite merde et il a dit à ma mère alors que j'étais juste à côté qu'j'étais qu'une chiante et qu'c'était forcément d'ma faute si tout allait mal. Il a dit tout ça. Alors, pourquoi il veut m'voir encore ? 

J'veux pas qu'il m'écoute, j'ai rien à lui dire. Mais il m'force à lui parler, alors j'lui dis. Puis j'me fais soit engueuler, soit mettre dans l'vent. J'comprends pas pourquoi. Et ça m'décourage. J'm'arrêterai pas d'écrire rien qu'pour ça, j'arrêterai pas d'aimer les chevaux et j'serai quand même dans une rédaction quand j'aurai fini les études que j'veux faire. J'suis entourée d'une famille maternelle et d'amis qui m'soutiennent, qui l'valent bien et sur qui j'peux compter. 

Faut juste que c'gros plein d'whisky m'foute la paix. Qu'il sorte de ma tête, de ma vie. J'en peux plus d'ses fausses considérations. C'est frustrant, même si j'lui demande aucune attention. J'comprends pas. J'voudrais des explications. De l'amour et du soutient, j'en ai tant qu'j'en veux, j'ai ma maman qui vaut de l'or. Mais j'veux pas d'un demi-père, qu'on se le dise.

14.01.2008

Boucle d'Or

Neuf heures et le soleil se lève enfin.
Le vent du matin se faufile entre les maisons,
Les chats ont quitté leur robe grise,
Les moineaux sortent de dessous leurs ailes,
Les trains sont en route depuis quatre heures déjà,
Les embouteillages commencent seulement à disparaître,
Et toi Boucle d'Or, tu dors encore.

J'ai passé toute la nuit à me préparer,
Je suis sortie à pas de loup,
Sans faire grincer le volet.
Je suis partie courir les rues,
Courir après le vent, courir après l'automne,
Silencieusement, je m'en allais, me faufilant,
Entre les murs et les ruelles,
J'ai glissé entre les voitures garées sur la grand' place.
Pendant que toi, Boucle d'Or, tu dormais encore.

Ce matin, je suis arrivée,
Mes petites mains ont ouvert ton volet,
Sans bruits, j'ai repoussé tes rideaux,
Sans renverser ton verre d'eau.
J'ai ôté tes longs cheveux de ton visage,
Sans que tu ne fasses un mouvement,
J'ai ensuite remis ta couette à sa place,
Et j'ai filé.
D'ailleurs, tu dors encore les poings fermés.

Je t'ai pris un peu de blond comme les blés,
Je t'ai emprunté du soleil, juste pour éclairer mes nuits,
Je t'ai allumé un feu de joie, puisque je t'ai emprunté un peu de gaieté,
Et quand reviendra l'été, je reviendrai te réveiller.

10.01.2008

Mon coeur s'est remis à chanter.

Mon coeur s'est remis à chanter,

Quand je t'ai entrevu

Au coin de la rue,

Avec un bras cassé.

 

Mon coeur s'est remis à chanter,

Quand je t'ai vu traverser,

Si lentement...

Tu aurais pu te faire renverser !

 

Mon coeur s'est remis à chanter,

Lorsque tu es tombé,

Le nez dans une flaque d'eau.

 

Mon coeur s'est remis à chanter,

Quand ton autre bras s'est cassé,

Et que personne n'est venu,

Pour te relever.

 

Mon coeur s'est remis à chanter,

Lorsque tu m'as aperçue

Au coin de la rue,

Et qu'à pleine gorge je riais,

De te voir si chagriné.

09.01.2008

Saxophone

Une heure du matin, la jungle se réveille,

Pendant que je m'envole sur cet air entraînant,

Que me joue ton vieux saxophone.

 

Le vertige me prend, mes jambes deviennent folles,

Mes oreilles bourdonnent, alors que le rock'n'roll

Ne fait que commencer avec ton vieux saxophone.

 

Ignore les panthères, continue de jouer,

Fais-moi oublier qu'elles viennent me dévorer,

En faisant chanter ce vieux saxophone.

 

Je suis bientôt aphone, je ne sens plus mes pieds,

Mais que fais donc ton vieux saxophone ?

 

Les lions sont là, oh ils viennent nous croquer,

Peu importe, fais-moi donc danser,

Jusqu'à ce que fonde ton vieux saxophone.

 

Les fauves sortent leurs griffes, pendant que tu nous fais

Un vrai numéro avec ce vieux saxophone.

 

Mes entrailles se tordent, ma gorge se serre,

Mais qu'importe si tu as ton vieux saxophone.

 

Un lion m'attrape, me coince entre ses pattes,

Voilà qu'il m'éventre, me croque et me re-croque,

Je n’entendrai bientôt plus ton vieux saxophone !

09.12.2007

Automnal.

Je file, à toute vitesse, à travers septembre.
J'emporte avec moi un peu d'été, en échange d'un gros hiver.
Je reprends mes chants d'oiseaux, je reprends mes herbes folles, je reprends ma brise légère.
Je reprends mes cigales, je reprends mes brins de lavandes, je reprends mon soleil,  je reprends mes nuits si courtes,
J'ai caché vos vêtements légers, les mites s'en occuperont.
J'ai pensé à emporter les blés dorés, les coquelicots rouges et le colza jaune qui coloraient vos paysages,
J'ai aussi récupéré les grandes vacances.

Je vous laisse les feuilles mortes, elles ne me serviront à rien là ou je vais.
Je vous laisse la pluie, et la nuit pourra rentrer plus tôt à travers vos fenêtres.
Je vous laisse les nuages gris, et je vous laisse aussi vos essuies-glaces.
Je vous laisse vos gros manteaux, je vous laisse votre coin auprès du feu,
J'ai cependant pensé à détruire vos réserves de bois qui maintenant, pourissent avec l'humidité.
N'oubliez pas de rentrer le vélo du petit, je crois qu'il risque de rouiller à présent que je suis parti.

Brise-Larmes

Il y a des jours de pluies quand ailleurs, il y a du soleil.
Il y a ton cœur au milieu du brise-lames.
Et il y a le mien, perdu dans l’océan.
Il y a que nous sommes perdus,

Il y a qu’à force de trop courir, nous ne nous sommes pas arrêtés à temps.
Il y a que le temps s’est perdu avec nous et que rien n’y fait, il ne retrouve pas son chemin.

 

Il y a donc une attente où...

Il y aura des jours de pluie,
Il y aura des brise-lames,
Il y aura un océan dans lequel tu pourras te perdre,
Et y perdre ton cœur si cela te chante.
Il y aura aussi du temps à passer.
Du temps que l’on retrouvera
Quand il y aura du soleil.