14.08.2008

Il est 18h34

Pour bien vous imprégner de l'ambiance de cette note, imaginez une petite musique de gare (non pas celle de Charleroi-Sud, elle est trop pourrie). Ensuite, montez dans le train.

Bon, je me lance.

"Petite musique de gare"
Mesdames et messieurs, votre attention s'il vous plaît, le train en provenance de Paris et à destination de Binche prévu à 18h34 arrivera dans quelques instants voie 3 (pourquoi voie 3 ? J'en sais rien, à La Louvière, c'est la voie qui va vers Charleroi - Namur - Liège, mais bon). Le train IC de 18h34 à destination de Binche arrivera dans quelques instants voie 3.

Pour votre info, y'a pas de trains Paris-Binche.

En fait, y'a un truc. C'qui se passe, c'est qu'après des mois passés à vous faire chier à essayer de vous faire croire que j'avais écrit un livre, ben, ce livre est enfin imprimé. Bon, ce n'est que le premier jet, celui qui sert à repérer les fautes, mais c'est mon livre. C'est comme un premier enfant, sauf que mon livre ne chie pas et ne hurle pas (à part mes mots dans ta gueule, mais ça c'est une autre histoire). En fait, ça fait trop bizarre, et ça c'est drôlement passé.

J'ai reçu un mail de ma mère-grand qui me disait "Linda (l'éditrice, écrivaine à la maison magique, voir note plus bas appelée I Need Some Sleep) a demandé que tu lui envoies les bons à tirer et les reliquats de chèques". Je dis ok, puis je me dis "mais merde, ça veut dire quoi ça ? Qu'y'a mon livre quelque part ?". N'étant pas chez moi, mais chez ma tante, j'appelle ma chère maman qui me dit qu'il y a effectivement un paquet en provenance de Paris qui m'attend à la maison. Le problème, c'était que je revenais seulement le lendemain, vous imaginez pas toute la pression que ça met, j'ai pas su dormir et j'étais incroyablement lente et chiante pour mon dernier jour de boulot (de MERDE ! Achetez plus vos pains chez Godefroid à Frameries, je vous dis que c'est de la merde !). Mais j'ai pu finir ma journée et rentrer chez moi... J'vous laisse deviner ma gueule quand j'ai vu le paquet. Ca ressemblait assez au smiley surpris de msn. J'ai su ouvrir le paquet. Et il était dedans, ouaip, il me regardait tout fier avec sa couverture blanche, son cadre rouge, le joli titre, mon nom au dessus, la super illustration et ma gueule en photo derrière. Tout fier qu'il était, j'l'ai quand même ouvert. J'ai failli chialer, j'le reconnais, mais j'ai ma fierté, même toute seule dans ma chambre. Dans l'livre, y'avait mes mots, tous couchés, imprimés, tout fiers eux aussi, comme s'ils avaient trouvé quelque chose à faire sur terre. Alors, j'me suis sentie comme... J'saurais même pas dire comment j'me suis sentie. On aurait dit de l'eau bouillante, prête pour les pâtes, à l'intérieur de mon corps plein à ras-bord. Ouais, ça faisait drôle à l'intérieur de mon corps. En voyant ce livre, j'ai eu l'impression d'avoir enfin réussi autre chose que le cours de français de secondaire. Enfin, ceci dit, les 50 vrais exemplaires ne sont pas encore imprimés, et j'sais pas encore si j'arriverai à les vendre.

Mais ceux qui veulent des mots plein la face peuvent s'adresser à moi. 18h34 arrive bientôt. Et ça, c'est grandiose. Meral va être fière, ouais.

 

What for lips you have

Y'a quelque chose devant ma porte qui fait de l'ombre au soleil. Et j'entends une goutte tomber sur le sol, une par seconde depuis cette nuit. Tic, tic, tic, ggrrrr, tic, tic, tic, ggrrrr...

J'ai les boules. Y'a comme un grand méchant loup qui frappe à la porte, une petite voix dans ma tête me crie de lui ouvrir, mais j'crois pas que ça soit une bonne idée. J'vais plutôt monter le son de la platine et faire comme si mon vynile des Cramps ne sautait pas, puis bon, le grand méchant loup devrait finir par se lasser et j'aurais plus à y penser. C'est une solution.

Mais je sais que si j'ouvre... Non, j'ose même pas y penser en fait. Mais paraît que même les méchants loups peuvent parfois être bons. Il suffit d'ouvrir, et je vous dirai quoi quand il sera parti.

Que tu as de longues griffes,
Que tu as de grandes dents...
Serait-ce pour mieux croquer mes os ?
Je t'en prie.

22.07.2008

Sjock Festival

J'ai traîné un peu, mais me voici pour remettre mon rapport sur le Sjock Festival.

C'était tout simplement un week-end de dingue ! Génial, comme on aimerait en avoir plus souvent !

On partait le vendredi, Zinzin n'était même pas encore arrivé à Binche que c'était déjà folklorique. Ce type, au lieu d'arriver à 14h40 comme la sncb l'avait prévu, a débarqué à 16h30 à la gare de Binche. Tout bêtement à cause des habituels retards de la ligne Bruxelles - Binche. Le temps de remonter jusque la maison et de charger l'auto, on était parti pour Gierle, merci maman de nous avoir conduits, ça nous a évité 5km à pieds avec un trolley de 50kg.
Une fois arrivés à Gierle, on s'est rendu compte que le festival était perdu au milieu des bois. Ca ressemblait à une forêt en ligne droite digne d'un film d'horreur, et on l'a bien vu plus tard quand on est rentrés à la tente à 3h du matin dans le noir, on voyait pas les gens qui marchaient en sens inverse, sauf quand on finissait par foncer dedans.
Enfin bref, une fois arrivés sur le site du festival, on est rentrés au camping et on a installé la tente à côté d'une tonnelle remplie par une bande de 25 flamands. Après ça, on a décidé de gonfler le matelas (celui avec un gros embout sans pompe, haha)... Après hyperventilation, on a du dégonfler ce bougre qui rentrait pas dans la tente, c'qui fait qu'on a dormi presque à terre pendant 3 nuits et qu'il fallait regonfler le matelas deux fois par jour. Ca donnait qu'on dormait sur le plafond de la tente.
Une fois bien installés avec des bières, on a fait connaissance avec les flamands d'à côté (qu'étaient sympas) et puis avec ces trois toulousains terribles qui avaient fait 10h de route pour voir les Sonics (Camille, Pierre et Pierre). Quand on les a rencontrés, ils étaient les seuls francophones du camping (à part nous deux). On est vité allés jusqu'au festival voir c'qui se passait sous la Titty Twister, eh ben, y'avait un DJ qui mélangeait Little Richard et Madonna... Alors on est rentrés dormir (et on a bien dormi même).

Le lendemain, samedi 12 juillet, les nuages étaient presque tous partis, j'ai donc enfilé mon short et on a dormi tout l'après-midi, histoire d'arriver plus vite aux shows. Bien sûr, avant ça, les toulousains nous offraient l'apéro (vodka - jus d'orange), ça nous a directement mis dans l'ambiance, et c'est mort pleins qu'on est arrivés sur le festival pour voir voir Reverend Beatmen (qui ont assurés), puis The Slipmates (souvenir très vague, j'me souviens qu'ils ont repris Bob Dylan et que c'était chouette). On a pas vu Thee Andrew Surfers Royale, mais Randy Rich & The Poor Boys, je pense bien que oui... Ensuite est venue l'heure de... THE MONSTERS ! Et ça, je peux vous dire que c'était un show d'enfer ! Comme on s'y attendait ! Avec les deux batteurs face à face qui faisaient comme un miroir... J'm'en souviendrai ! A la fin des Monsters, on a vu Hillbilly Boogiemen, groupe bluegrass, fort bien. Joli banjo. Et alors, après ceux-là, le moment était venu... Pour le show des SONICS ! Et j'me suis déchaînée pendant une heure sur des morceaux commeu Cinderella, Keep-a-knockin', Dirty Robber ou Louie Louie (oui ils l'ont fait ! Ils ont joué Louie Louie !). Dommage que mes vidéos soient de trop mauvaise qualité... The Sonics : en route depuis les années 60 et toujours autant de pêche. Incroyable et terrible. Bon après ça, on a vu The Big Four, c'était sympa, ils ont même repris Wild Saxaphone (des Stray Cats). Et après, retour à la tente, froid, couettes, dodo.

Lendemain, dimanche 13 juillet, j'avais perdu ma voix et j'avais survécu à la veille (comme me l'avaient gentiment fait remarquer ces punks hollandais quand j'avais été les voir à 8h du matin). C'était une journée longue, Zinzin a cuit dans son sac de couchage en plein soleil sous la tente fermée pendant que j'étais affalée juste devant en short (toujours ce short oui, vous comprendrez pourquoi plus tard). On s'est réveillés vers 14h, pour voir les Turbo AC's (mais c'était nul), puis un morceau des Dunlop Devils. On s'est rendormis, on a loupé Cherry Casino et The Dwarves. On a vu la fin de Miss Ruby Ann (quelle feeeeemme cette Ruby Ann ! J'm'en remets pas), puis on s'est re-rendormis, on a vu le début des remplaçants de MC5 (Black Box Revelation), c'était à chier, donc on a attendu Wanda Jackson, et ça, ça c'était incontournable. On a vu la première femme à avoir chanté du rockabilly, Wanda Jackson, celle qui a tourné avec Elvis et Perkins. Oui oui, c'était bien Wanda Jackson, qui, du haut de son mètre 50, a débarqué du public pour mettre le feu à la Titty Twister avec ses meilleurs morceaux et reprises. On a vu Wanda Jackson (enfin, vu... J'ai vu sa touffe de cheveux, parce que de là ou j'étais, avec ces grands gorilles devant moi, j'ai pas vu grand chose...) Et c'était terrible. Wanda Jackson, ou comment tenir le coup à 70 ans et foutre autant d'ambiance que dans les années 50 ?... Incroyable mais vrai, elle avait beau avoir calmé son jeu de scène, cette petite dame avait toujours autant de voix et nous le montrait bien... J'en reste sur le cul, j'ai vu Wanda Jackson et elle a assuré. Merci.
Après ça bon, retour à la tente, il caillait sa race, mais c'était la fête alors j'ai fait la fête comme j'pouvais, sans manteau et la tête dans le cul. On a vite été dormir, il faisait trop froid, et on s'est réveillés le lendemain avec le soleil, pour tout ranger et rentrer chez soi... C'était triste, on était crevés mais on s'est marrés.

On a quitté le site du festival avec les toulousains vers 11h30 pour rejoindre l'arrêt de bus vers Turnhout à pieds avec les sacs. On a attendu le bus de 13h38 (celui de 12h38 passait que le jeudi) sous un beau soleil (toujours en short pour moi) en mangeant du thon et des sardines affalés sur nos sacs au milieu de la piste cyclable. Puis le bus est arrivés, on a été jusque la gare de Turnhout pour prendre le train de 15h05 vers Bruxelles-Midi... C'était long et silencieux. Une fois arrivés à Bruxelles-Central, Zinzin nous a dit au revoir et est descendu, puis une fois à Bruxelles-Midi, j'ai pris ma correspondance en dix minutes, abandonnant les toulousains à leur triste sort.

Ce qui est marrant, c'est que trois jours après, j'ai eu Camille sur le net qui m'a expliqué qu'à cause du 14 juillet, il n'y avait pas de car jusque Toulouse et qu'ils ont du acheter trois billets de TGV pour rentrer. Le truc con, c'est qu'en dormant à Bruxelles-Midi, Camille s'est fait voler ses affaires : appareil photo, argent, papiers, vêtements et... Les trois billets de TGV... Camille et les deux Pierre sont donc rentrés à Toulouse avec une déposition de la police... Pas d'bol.

Tout ça pour dire que ce festival était génial. Et qu'on remet ça l'an prochain ! (photos dans l'album dans le coin en haut à droite :D)

09.07.2008

Deux jouuuurs

Plus que deux jours ! J'attends, je m'impatiente, je tourne en rond, j'essaye de dormir pour que le temps passe plus vite... Plus que deux jours et je me lache !
Ce Sjock Festival risque de faire des étincelles. Et comment ? Avec The SONICS ! Et aussi The Monsters, Wanda Jackson, Hillbilly Boogiemen, Reverend Beatmen et d'autres... Ok MC5 ont annulé (ces enculés)... Mais je vais être intenable. Je souhaite déjà bon courage à ce Zinzin qui devra me supporter jusque lundi !

Tout est déjà prêt : tshirt King Cat, petite jupe à carreaux rock'n'roll, marcel des Monsters (fait main par mes petits moignons à moi), tshirt des Meteors (idem), Doc Martens hautes rouges, Doc Martens basses jaunes, tente Quechua 2 secondes (cette saloperie à remonter ggrr), matelas gonflable, ma bouche et mes poumons pour le gonfler, eye-liner noir, peigne fin pour la frange (et PAS POUR LA GOMINA T'AS COMPRIS ZINZIN ?), sac de couchage, boîtes de raviolis, pack de 18 Maes, 6 bouteilles d'eau, Motilium, papier toilettes, lingettes pour les mains, shampooing et bain douche, allumettes, café, chocapic, et aussi pulls, parapluie et veste rockabilly au cas où les Flandres profondes seraient accablées d'une météo excécrable (franchement j'ai pas envie, mais ça m'empêcherait pas d'avoir un sourire jusqu'aux oreilles pendant quatre jours).

Oooh, GOOD GOLLY MISS MOLLY !

06.07.2008

Who stole my soul ?

Qu'est-il arrivé à mon soleil ? Hier encore, il brillait, et répandait sa lumière dorée à travers le feuillage du cerisier. Et pourtant, ce matin, bizarrement, il était gris. Gris et gris, il n'en finissait pas de briller gris. On aurait dit qu'une grosse cuillère à soupe s'était plantée dans le ciel, et que les nuages étaient devenus des morceaux de carton recyclé. L'air sentait le papier humide qui moisit dans la véranda... Et pourtant, tout semblait normal. Le soleil s'était fait gris exprès pour moi je pense. Mais je n'arrive pas à déterminer pourquoi il a fait ça. Peut-être veut-il me punir de quelque chose... Me punir d'avoir été bête et méchante ? Oui, c'est sûrement ça, puisque j'arrête pas. C'est plus fort que moi, encore l'autre jour, j'ai pas su me retenir... Et j'm'en mords les doigts, jusqu'aux coudes. Alors maintenant, tout est gris, et j'ai plus qu'à m'en prendre à moi-même.

05.06.2008

J'écris plus.

Il pleut dehors. Il pleut encore.
Et je n'écris pas, non.
Aujourd'hui, je n'écris pas. Mais j'attends.
J'attends de pouvoir mettre mon nez dehors.

Je suis comme un chat.
Je marche à petits pas,
Et je ne me mouille pas.
Quand il pleut je me cache.

J'écoute le bruit de l'eau,
Et je continue à faire le chat,
Bien cachée sous mes draps,
En attendant le beau temps.

Videotape

Si ma vie c'était un film, j'crois que ça serait encore pire que le gendarme et les extraterrestres.

Non, mais des fois j'ai quand même les boules de crever et d'me dire "putain quelle vie d'merde j'ai eu". Jusqu'à maintenant je regrette rien, mais j'veux rien manquer.

21.05.2008

Runaway

C'est génial, le 7 juin, ça fait un an que je suis avec le type qui rigole tout seul quand il se gratte le pied parce que ça chatouille. Et il est toujours pareil : génial. C'est pour ça qu'je l'aime.

Sinon, j'ai déjà peur pour mes exams. Et je vous promets que si j'en ai un en socio, la fille qui m'a rendu les 65 questions à étudier la veille de l'interro va souffrir.

Puis, il fait bon. Ca m'donne l'inspiration mais je sais toujours pas quoi écrire de nouveau.

Les dessins sont arrivés à Paris : ils sont en route vers l'imprimerie. Bientôt, j'aurai mes livres.

En attendant, j'ai fait fondre du chocolat noir et je trempe des fraises dedans. 

21.04.2008

Formidable !

Qui est le plus sage ? Celui qui accepte tout ou celui qui a décidé de ne rien accepter ? La résignation est-elle une sagesse ?

 (Ionesco)

07.02.2008

I need some sleep.

J'vais être éditée. Pas une connerie, j'vais l'être pour du vrai. On va m'faire un recueil de poèmes. Incroyable non ? Pourtant c'est bien vrai, même si j'ai du mal à y croire.

Ok, on m'a déjà dit pas mal de fois qu'j'écrivais bien. J'me faisais pas d'illusions, j'me disais que c'était que pour faire plaisir qu'on m'disait ça. Ben finalement, non. Meral avait raison en disant qu'j'avais du talent à revendre. Ma grand-mère paternelle a montré mes textes à une de ses amies écrivaine de Montmartre y'a quelques mois, et maintenant, me voilà lancée pour 50 recueils avec la préface d'un grand écrivain, la quatrième de couverture de l'écrivaine magique qu'a eu l'idée d'm'éditer et les dessins d'ma meilleure amie. Le grand jeu quoi, rien qu'pour moi. (ouais fallait que j'le dise).

Le plus chouette dans l'tas, c'est l'écrivaine (qui s'apelle Linda Bastide en fait, pour faire dans le détail et pour pas finir la note en l'appelant bêtement "l'écrivaine") qui m'voit arriver dans son p'tit appart' magique de Montmartre (quand je dis magique, c'est magique. On fait son café à l'ancienne là-bas, sans perco ! Le wc est derrière un miroir et y'a 45 poupées d'époques partout, plus les livres d'époque, les meubles d'époque, les tapis d'époque, la déco d'époque et les trois animaux extraordinaires : un chat égyptien, un petit épagneul bleu abandonné parce qu'il était trop gentil et une petite chatte bien chipie qui mange du papier) et qui m'regarde droit dans les yeux, ma tête dans ses mains pour me dire que j'suis une grande poète, qu'on s'laisse vraiment emporter dans mes textes, qu'ça devenait rare et qu'c'était merveilleux,... Le grand jeu de nouveau quoi, mais un grand jeu qui fait plaisir (je savais plus ou m'mettre, je vous jure).

Après bon, parlotte, Linda relit mes textes émerveillée comme une petite gosse, elle s'émerveille encore plus quand je lui enlève un cadre qui l'ennuyait sur word. Et m'voilà repartie de Montmartre (j'y retournerai bordel, c'est terrible comme endroit !) sans les dessins de Cha (terribles dessins d'ailleurs), mais avec un projet de 50 recueils d'mes textes et plein de concours auxquels j'vais participer grâce à Linda.

Le grand jeu je vous dit. Rien qu'pour moi. Pas d'ombre au tableau, j'ai ma famille maternelle et mes amis pour m'soutenir, il pouvait rien m'arriver d'mieux pour le moment.

Y'a juste un petit coup à c'tableau, comme ceux qui gènent quand on doit copier quelque chose et qui partent pas. Y'a c'père que j'ai pas choisi qui s'en contrefout d'la vie d'sa fille aînée, moi donc. Qui m'demande 30 fois (et qui m'demandera encore) comment ça va à l'école, en quoi j'ai des problèmes, qui c'est ma prof de néerlandais, quand j'viens chez lui, si j'veux voir un prof de stat, si j'ai VRAIMENT (oui le vraiment compte, j'suis une fille ratée) réussi tous mes examens, lesquels j'pense avoir raté pour déjà contacter un prof, si j'ai eu mes résultats, si j'veux pas quitter le pc et vivre avec tout l'monde plus de 10 minutes,... 

Y'a c'père qui m'a toujours prise pour une ratée, une ébauche, un premier jet, une interro ratée d'un point,... C'père qu'a jamais pensé à s'intéresser à c'que j'faisais, qui m'conduisait toujours en retard à l'équitation (quand il me conduisait), qui m'a jamais dit "tiens, montre moi tes textes", qui m'a jamais félicitée pour quoi qu'ce soit, même pour une interro d'math réussie. Non, quand j'réussissais une interro d'math, j'avais droit au "c'est un miracle ou alors t'as triché ?". Puis quand j'ratais la suivante, j'allais doubler... 

Ouaip', pour mon père, j'suis qu'une ratée. J'suis capable d'faire que des trucs moches (quand il s'sent d'humeur à s'dire que j'suis capable de quelque chose), j'ai pas fait d'volley, pas fait d'études de langues, pas eu d'très beaux bulletins en secondaire. Mais j'ai fait d'l'équitation, j'y ai mis tout mon coeur dans c'truc. Les chevaux, c'est ma vie. J'fais des études de communication, j'voudrais bien bosser dans la rédaction d'un journal, d'une radio ou bosser dans l'évènementiel. J'ai pas réussi les maths, parce que c'est pas mon point fort. La physique et la chimie non plus, j'dois avouer. Mais j'avais 18/20 en anglais, en français 18/20 aussi, et la prof lisait même très souvent mes travaux écrits à toute la classe pour qu'ils servent de correction. Mais ça, il s'en foutait. Parfois, j'avais droit à un "c'est bien" exaspéré. Mais c'était rare. 

Maintenant, ça continue. Ca cloche et ça recloche. J'comprends pas pourquoi c'type s'acharne à m'faire venir chez lui en m'faisant du chantage, en m'menaçant,... Alors que quand j'arrive, j'ai à peine un regard. Et quand il a ma mère au téléphone, lui, ce gros trou du cul qu'est pas foutu de continuer à la haïr parce qu'elle a un cancer, c'est moi la méchante, c'est moi qui suit vraiment chiante, c'est moi qui suit insupportable. C'est moi la grosse tache.

J'lui demande pas d'me reconsidérer, loin d'là. J'veux juste que, si vraiment j'suis son mouton noir, si vraiment il s'en fout d'ma vie, si vraiment il avait préféré m'voir faire du volley, réussir mes maths et faire du volley, qu'il me l'dise. Et qu'il arrête de m'obliger à venir chez lui alors que j'suis nettement mieux chez moi et qu'il le sait. Il m'a dit qu'il regrettait d's'être battu pour m'avoir quand j'étais gosse. Il m'a dit qu'j'étais devenue qu'une petite merde et il a dit à ma mère alors que j'étais juste à côté qu'j'étais qu'une chiante et qu'c'était forcément d'ma faute si tout allait mal. Il a dit tout ça. Alors, pourquoi il veut m'voir encore ? 

J'veux pas qu'il m'écoute, j'ai rien à lui dire. Mais il m'force à lui parler, alors j'lui dis. Puis j'me fais soit engueuler, soit mettre dans l'vent. J'comprends pas pourquoi. Et ça m'décourage. J'm'arrêterai pas d'écrire rien qu'pour ça, j'arrêterai pas d'aimer les chevaux et j'serai quand même dans une rédaction quand j'aurai fini les études que j'veux faire. J'suis entourée d'une famille maternelle et d'amis qui m'soutiennent, qui l'valent bien et sur qui j'peux compter. 

Faut juste que c'gros plein d'whisky m'foute la paix. Qu'il sorte de ma tête, de ma vie. J'en peux plus d'ses fausses considérations. C'est frustrant, même si j'lui demande aucune attention. J'comprends pas. J'voudrais des explications. De l'amour et du soutient, j'en ai tant qu'j'en veux, j'ai ma maman qui vaut de l'or. Mais j'veux pas d'un demi-père, qu'on se le dise.

14.01.2008

Boucle d'Or

Neuf heures et le soleil se lève enfin.
Le vent du matin se faufile entre les maisons,
Les chats ont quitté leur robe grise,
Les moineaux sortent de dessous leurs ailes,
Les trains sont en route depuis quatre heures déjà,
Les embouteillages commencent seulement à disparaître,
Et toi Boucle d'Or, tu dors encore.

J'ai passé toute la nuit à me préparer,
Je suis sortie à pas de loup,
Sans faire grincer le volet.
Je suis partie courir les rues,
Courir après le vent, courir après l'automne,
Silencieusement, je m'en allais, me faufilant,
Entre les murs et les ruelles,
J'ai glissé entre les voitures garées sur la grand' place.
Pendant que toi, Boucle d'Or, tu dormais encore.

Ce matin, je suis arrivée,
Mes petites mains ont ouvert ton volet,
Sans bruits, j'ai repoussé tes rideaux,
Sans renverser ton verre d'eau.
J'ai ôté tes longs cheveux de ton visage,
Sans que tu ne fasses un mouvement,
J'ai ensuite remis ta couette à sa place,
Et j'ai filé.
D'ailleurs, tu dors encore les poings fermés.

Je t'ai pris un peu de blond comme les blés,
Je t'ai emprunté du soleil, juste pour éclairer mes nuits,
Je t'ai allumé un feu de joie, puisque je t'ai emprunté un peu de gaieté,
Et quand reviendra l'été, je reviendrai te réveiller.

10.01.2008

Mon coeur s'est remis à chanter.

Mon coeur s'est remis à chanter,

Quand je t'ai entrevu

Au coin de la rue,

Avec un bras cassé.

 

Mon coeur s'est remis à chanter,

Quand je t'ai vu traverser,

Si lentement...

Tu aurais pu te faire renverser !

 

Mon coeur s'est remis à chanter,

Lorsque tu es tombé,

Le nez dans une flaque d'eau.

 

Mon coeur s'est remis à chanter,

Quand ton autre bras s'est cassé,

Et que personne n'est venu,

Pour te relever.

 

Mon coeur s'est remis à chanter,

Lorsque tu m'as aperçue

Au coin de la rue,

Et qu'à pleine gorge je riais,

De te voir si chagriné.

09.01.2008

Saxophone

Une heure du matin, la jungle se réveille,

Pendant que je m'envole sur cet air entraînant,

Que me joue ton vieux saxophone.

 

Le vertige me prend, mes jambes deviennent folles,

Mes oreilles bourdonnent, alors que le rock'n'roll

Ne fait que commencer avec ton vieux saxophone.

 

Ignore les panthères, continue de jouer,

Fais-moi oublier qu'elles viennent me dévorer,

En faisant chanter ce vieux saxophone.

 

Je suis bientôt aphone, je ne sens plus mes pieds,

Mais que fais donc ton vieux saxophone ?

 

Les lions sont là, oh ils viennent nous croquer,

Peu importe, fais-moi donc danser,

Jusqu'à ce que fonde ton vieux saxophone.

 

Les fauves sortent leurs griffes, pendant que tu nous fais

Un vrai numéro avec ce vieux saxophone.

 

Mes entrailles se tordent, ma gorge se serre,

Mais qu'importe si tu as ton vieux saxophone.

 

Un lion m'attrape, me coince entre ses pattes,

Voilà qu'il m'éventre, me croque et me re-croque,

Je n’entendrai bientôt plus ton vieux saxophone !

09.12.2007

Automnal.

Je file, à toute vitesse, à travers septembre.
J'emporte avec moi un peu d'été, en échange d'un gros hiver.
Je reprends mes chants d'oiseaux, je reprends mes herbes folles, je reprends ma brise légère.
Je reprends mes cigales, je reprends mes brins de lavandes, je reprends mon soleil,  je reprends mes nuits si courtes,
J'ai caché vos vêtements légers, les mites s'en occuperont.
J'ai pensé à emporter les blés dorés, les coquelicots rouges et le colza jaune qui coloraient vos paysages,
J'ai aussi récupéré les grandes vacances.

Je vous laisse les feuilles mortes, elles ne me serviront à rien là ou je vais.
Je vous laisse la pluie, et la nuit pourra rentrer plus tôt à travers vos fenêtres.
Je vous laisse les nuages gris, et je vous laisse aussi vos essuies-glaces.
Je vous laisse vos gros manteaux, je vous laisse votre coin auprès du feu,
J'ai cependant pensé à détruire vos réserves de bois qui maintenant, pourissent avec l'humidité.
N'oubliez pas de rentrer le vélo du petit, je crois qu'il risque de rouiller à présent que je suis parti.

Brise-Larmes

Il y a des jours de pluies quand ailleurs, il y a du soleil.
Il y a ton cœur au milieu du brise-lames.
Et il y a le mien, perdu dans l’océan.
Il y a que nous sommes perdus,

Il y a qu’à force de trop courir, nous ne nous sommes pas arrêtés à temps.
Il y a que le temps s’est perdu avec nous et que rien n’y fait, il ne retrouve pas son chemin.

 

Il y a donc une attente où...

Il y aura des jours de pluie,
Il y aura des brise-lames,
Il y aura un océan dans lequel tu pourras te perdre,
Et y perdre ton cœur si cela te chante.
Il y aura aussi du temps à passer.
Du temps que l’on retrouvera
Quand il y aura du soleil.

08.12.2007

Tout ça, ça vaut plus rien.

Finalement, j'regrette de m'être inquiètée pour c'foutu crabe qui sortait pas d'ma mère.J'regrette d'avoir passé plein d'temps à être près d'elle, à faire mon possible pour garder l'sourire quand elle l'avait pas trop et à partir à l'école quand j'savais qu'on lui piquait une merde dans l'corps.

J'regrette aussi d'pas avoir réussi à sauter par la fenêtre quand j'en avais eu l'occasion.
Et j'regrette d'être encore là, surtout parce qu'il n'y a plus d'fenêtres à travers lesquelles sauter.

J'regrette d'avoir fait mon possible pour bosser pour l'école et pour garder la maison comme il faut en même temps. Et j'regrette aussi d'avoir fait mon possible pour pas craquer et tout laisser filer sans plus rien faire.

J'regrette un peu d'être née aussi. Et j'regrette d'pas être aussi parfaite qu'tout l'monde le voudrait. J'regrette d'avoir paumé la moitié d'ma vie et d'savoir que j'vais paumer l'autre moitié. J'regrette de n'savoir faire qu'une seule chose et j'regrette de pas savoir résoudre les problèmes quand ils se posent.

J'regrette d'être pourrie, d'être complètement naze, inutile, nulle, débile,...

J'regrette d'être que c'que j'suis, j'regrette de n'pas savoir faire autre chose que foutre la merde, j'regrette de faire perdre du temps à tout l'monde, j'regrette d'pas en avoir pris assez pour moi du temps, j'regrette d'vouloir être bien alors que j'peux même pas rivaliser avec une merde de clébard qui vient d'se ramasser une averse et 26 chaussures sur la tronche.

Et si j'devais encore lister tout c'que j'regrette... Demain n'est pas encore arrivé.

J'suis paumée. Vraiment paumée.

 

25.11.2007

Si j'étais le Messie (Ange)

Si j'étais le Messie, je raconterais n'importe quoi, n'importe où, n'importe comment,
Et les gens me croiraient... Ils n'ont rien d'autre à faire...

Si j'étais le Messie, je mènerais en bateau n'importe qui, n'importe comment,
Et les gens me croiraient : ils ne connaissent pas mes eaux...

Si j'étais le Messie, je serais pédéraste avec n'importe qui, n'importe comment,
Et les gens me suivraient, reniflant mon derrière...

Si j'étais le Messie, je me ferais voleur avec n'importe qui, n'importe comment,
Et les gens se tairaient, n'ayant rien d'autre à faire...

Si j'étais le Messie, je construirais un temple avec n'importe quoi, n'importe comment,
Et les gens y viendraient pour y montrer leurs airs...

Si j'étais le Messie, j'aurais un oeil de verre pour pouvoir fermer l'autre et ne rien voir du tout,
Et les gens me plaindraient, et vanteraient ma misère...

Si j'étais le Messie, je serais un ivrogne, je boirais n'importe quoi, n'importe comment et n'importe où,
Et les gens m'imiteraient, croyant toujours bien faire...

Si j'étais le Messie, je marcherais sur l'eau n'importe où, n'importe comment,
Et les gens se noieraient, croyant toujours bien faire...

Si j'étais le Messie, je ferais des miracles n'importe où, mais PAS n'importe comment !
Et les gens s'étonneraient, criant : "Au nom du père !"

Si j'étais le messie, j'inventerais une crèche pas n'importe comment, pas pour n'importe qui : seulement pour les enfants.
Les enfants grandiront, croyant toujours bien faire...

Si j'étais le Messie, je me ferais crucifier pas par n'importe qui ! Pas n'importe comment !
Et les gens pleureraient, ne sachant trop que faire...

Je ne suis pas Messie, heureusement pour ma mère qui ne pourrait plus vendre sa virginité,
Car les gens l'achèteraient, croyant toujours bien faire...

Il y a très longtemps, il y eut un Messie,
Il est venu d'ailleurs, d'une autre galaxie,
Et les gens l'ont tué... Ils avaient cru bien faire !

05.11.2007

On t'aura eu petit crabe.

Demain, ou peut-être jeudi, c'est la dernière, c'est le grand jour, après celui-là, on n'en aura plus d'autre.

Demain, ou peut-être jeudi, c'est la dernière injection d'maman et après c'en sera fini, complètement fini, de sa chimiothérapie qui m'laisse sur les nerfs depuis début août.

C'en sera fini des journées et des nuits d'inquiètude (pour rien, paraît) qui m'suivent depuis la mi-juillet.

Plus qu'un mois de radiothérapie, et j'arrète le surimi. Niark.

21.10.2007

Rockabilly Psychosis Night

Finalement, j'y suis arrivée !

Après de longs moisd'attente, une bagarre avec la FNAC... Le 20 octobre était la.

Et qui disait 20 octobre disait : grosse fiesta à Anvers pour la Rockabilly Psychosis Night.

Ce que j'en tire... ? 

18h : Après une après-midi de salle de bains (cheveux de Max et ma nuque à raser, deux personnes à faire passer sous la douche, cheveux à laver, à sècher, à mettre en forme, vêtements à choisir et enfiler,...), aller vers la gare de Binche, pour monter dans la 206 de Davide : let's go to Antwerpen !

20h : Arrivée à Anvers (sans avoir oublié les tickets) je découvre, ô malheur, que les Milwaukee Wildmen étaient passés depuis déjà 19h40... J'ai donc raté le premier groupe.  On a matté la fin de Spellbound, bande d'Irlandais vachement bons qui ont mis pas mal d'ambiance.

 Ensuite, ce fut le tour des Long Tall Texans, qui remplaçaient les Swampy's. Et c'était même un bon show, à la hauteur de c'que j'attendais =)

 Après, c'était Rochée And The Sarnos, dont j'n'avais vu aucunes vidéos, aucunes photos... Et j'peux dire que j'étais surprise de voir un grand gars gras du bide en chemise dorée avec un chapeau rose fluo qui dansait en remuant du bassin. Pour un show d'enfer, c'en était un. Le groupe est carrément déjanté, le chanteur a un charisme dingue, le contrebassiste a taillé sa contrebasse on ne sait comment et en live, Rochée And The Sarnos, c'est vraiment bon bon bon. Si vous avez l'occase de les voir, n'hésitez pas.

Et l'orga semblait avoir gardé le meilleur pour la fin, puisque c'est Batmobile qui a fermé les rideaux. Et eux, ils ont fait un putain de concert, que j'm'en remets toujours pas d'y avoir assisté ! J'me rends bien compte maintenant que j'ai bien fait d'me battre contre la FNAC et qu'j'ai bien mérité d'me taper Anvers. Le show était bien plus que détonnant, l'ambiance était à son maximum, j'ai jamais vu ça ! Le contrebassiste escaladait et faisait voler sa contrebasse, pendant qu'le chanteur parcourait la scène dans tous les sens avec sa guitare. On a eu droit à Dynamite en intro, c'était inévitable. Ensuite, c'était le tour d'Ice Rock. Puis, dans le désordre : Kiss Me Now, Police At The Door, Jungle Night, Burning Love (j'en revenais pas), Viva Las Vegas, Aces Of Spades,... Et plein d'autres encore ! En gros, show d'excellente qualité, dès qu'ils reviennent, j'y retourne !

Donc, soirée terrible... A refaire (encore et encore)

 

14.10.2007

Eluard

«Le tout est de tout dire Et les mots me manquent.»
[ Paul Eluard ]

Entre tous mes tourments entre la mort et moi
Entre mon désespoir et la raison de vivre
Il y a l'injustice et ce malheur des hommes
Que je ne peux admettre il y a ma colère

Il y a les maquis couleur de sang d'Espagne
Il y a les maquis couleur du ciel de Grèce
Le pain le sang le ciel et le droit à l'espoir
Pour tous les innocents qui haïssent le mal

La lumière toujours est tout près de s'éteindre
La vie toujours s'apprête à devenir fumier
Mais le printemps renaît qui n'en a pas fini
Un bourgeon sort du noir et la chaleur s'installe

Et la chaleur aura raison des égoïstes
Leurs sens atrophiés n'y résisteront pas
J'entends le feu parler en riant de tiédeur
J'entends un homme dire qu'il n'a pas souffert

Toi qui fus de ma chair la conscience sensible
Toi que j'aime à jamais toi qui m'as inventé
Tu ne supportais pas l'oppression ni l'injure
Tu chantais en rêvant le bonheur sur la terre
Tu rêvais d'être libre et je te continue.
(Dit de la force de l'amour, Paul Eluard) 


texte que j'dédie sans hésiter à ma maman, qui se bat comme une reine contre le pied d'nez qu'lui a fait le destin.
sa chimio a pu lui enlever ses cheveux, j'pense qu'elle ne lui enlevera jamais son courage, sa joie d'vivre et sa bonne humeur. entre elle et moi, la plus malade des deux après l'injection, c'est moi, j'm'inquiète tellement, et comme dirait ma maman "tu t'inquiètes pour rien, j'vais très bien, j'suis guérie". mais malgré ça, j'ai pas envie d'la voir flancher, j'ai pas envie d'la voir craquer. et un jour peut-être, j'me battrai aussi bien qu'elle, et elle pourra être fière de moi, comme j'le suis d'elle.

Ain't got no radio.

Je n'ai pas de radio qui chante dans ma maison.
Pas de voix sans visage pour me conter les horreurs mondiales,
Pas de caquètements inutiles à propos du dernier album d'untel,
Pas d'émission spéciale sur une foire aux moules à 300km d'un semblant de vie active,
Pas de conflit Israelo-palestinien, encore moins de gouvernement belge,
Pas de premier ministre flamand, ni de président français.
Pas de coupe du monde de rugby, pas de nouveaux accidents de la route,
Pas de viols, ni de meurtres, ni de nouvelles attaques terroristes,
Pas d'embouteillages vers Bruxelles, pas de manifestations confédéralistes,
Je ne connais pas le Prince Laurent, ni la Princesse Astrid.
Est-elle morte au Congo, ou ira-t-elle rejoindre le prince Harry en Irak ?
Elio di Rupo s'est etouffé avec son noeud papillon en essayant de compter jusqu'à trois en flamand.
VW Forest semble bien se porter, si ce n'est le manque de vétérinaires en Belgique,
Et je pense bien que demain, ça sera la Saint Glinglin.

13.10.2007

J - 7 !

J'ai de l'or dans les mains ce soir !

J'ai les tickets de la Rockabilly Psychosis Night du 20 octobre, deux billets pour un paradis infernal.
Deux mois que j'étais au courant de ça, deux mois que je faisais des bonds de plus en plus grands rien qu'à l'idée de voir Batmobile ENFIN en live.

Mais pour avoir ces fameux tickets, j'avoue j'ai quand même galèré, puisque les réservations ne se faisaient pas sur le site du concert, j'ai du réserver via la FNAC. J'ai donc payé via internet, avec la carte visa de ma maman chérie en pensant me rendre à la FNAC de Charleroi.

Mais, ô malheur, plus de FNAC à Charleroi, rien qu'un magasin de gsm :/ (ils n'avaient même pas celui qu'on m'avait volé, c'est dire si ça servait à quelque chose...)... Je suis donc rentrée chez moi pour me rendre vite fait sur le site de la FNAC pour qu'on m'envoie mes billets par la poste. Seulement, pour être sûre de m'être bien fait comprendre par cette bande d'incompétents, j'ai tenté de téléphoner, sans réponses (toutes les 5min pendant 3h)... Il a donc fallu me rendre à l'évidence : pour avoir tes tickets, il faut te taper Bruxelles...

Et je me suis tapée Bruxelles, et j'ai heureusement eu mes tickets (le contraire aurait pu être fatal pour ces pauvres bêtes derrière leur pc)... Et, ô joie, c'est moi que vous verrez au premier rang devant Batmobile !

"Fais gaffe à toi en rentrant"

Je crois que j'ai eu toute la chance du monde. Personne ne pourrait avoir autant de chance que moi, j'en suis certaine. Malgré ce que j'ai pu faire, dire, ne pas faire ou ne pas dire, j'ai quand même eu droit à un petit sourire de ma minuscule vie.

Parce qu'un jour, je n'ai pas eu envie d'envoyer aux roses une fille qui venait parler à la place de son meilleur ami, trop timide pour oser m'aborder. M'aborder moi, juste moi, rien que moi, bêtement moi. C'était à se demander si c'était pas un coup monté.

Mais non, c'est bien réel, il est bien là, et il n'a pas l'air de vouloir partir, ou pas encore.

Et depuis qu'il est là, plus rien n'a vraiment d'importance. Chaque instant avec lui vaut deux tonnes d'or, je chéris et attend avec une impatience désespérée chaque journée ou nuit que je pourrai passer avec lui.

Je ne vois pas qui d'autre pourrait passer son bras autour de ma taille ou de mes épaules, je ne vois pas qui d'autre pourrait m'embrasser ou me serrer comme il le fait, je ne vois pas qui d'autre pourrait me murmurer autant de "je t'aime" brûlants au creux de l'oreille, je ne vois pas à qui d'autre je pourrais sourire en ouvrant les yeux le matin, je ne vois pas quelle autre main serrer entre les miennes quand il fait froid, je ne vois pas quels autres yeux pourraient me regarder comme les siens le font, je ne vois pas non plus dans quels autres bras me blottir et il n'y a que dans son cou que j'aime enfouir mon visage, en inspirant bien fort, pour emprisonner son odeur et la faire ressortir, une fois qu'il sera parti. Parce qu'il n'y a que lui qui compte. Et je ne veux faire que son bonheur, je m'y emploie entièrement, et chaque sourire qui se dessine sur son visage est comme un rêve qui se réalise enfin. Tout ce que je veux, c'est qu'il soit aussi heureux avec moi que moi avec lui.

J'aimerais lui apporter autant qu'il m'en apporte. Que chaque petite attention qu'il me porte ne soit pas vaine, qu'il ne regrette pas de m'avoir dit "je t'aime" une fois de trop, que son "fais bien gaffe à toi en rentrant" ne parte pas avec le vent du soir, que ses innombrables baisers et ses étreintes trop courtes s'impriment quelque part. J'aimerais qu'il ait autant d'chance que moi. Et pour ça, j'pourrais tout donner.

15.08.2007

Intergalactic.

Aah, je viens de passer quatre jours de malade, j'en sors comme si j'sortais d'une machine à laver qui vient de finir l'essorage. J'ai des poches sous les yeux, une cloque au pied droit, et mal aux jambes, ça faisait longtemps qu'j'avais plus bougé autant, ça fait plaisir de s'y remettre, ça fait encore plus plaisir quand ça s'arrête. C'était encore un de ces moments ou j'avais trop bu et ou le temps passait pas trop vite, c'qui me soulageait, puisque c'était un bon moment.

Dimanche, c'était le jour du concert des Pogues, à Lokeren. Allée en train jusque là toute seule, retrouvé Dada à la gare, puis Lokerse Feesten, beaucoup de gens, un hot-dog des frites et une pizza (j'avais faim), un super show des Pogues, avec le chanteur tout déclassé, qui s'enfile un verre de gin toutes les deux chansons et qu'a fini par ne plus savoir tenir son micro (qui tenait déjà sur un pied...). Puis glandage, premier train, croustillons (pas bons), retour lit 07h15, belle soirée, à refaire.

Puis lundi, j'me suis reposée, préparée pour mardi, avec un p'tit changement de dernière minute qu'a fait qu'j'allais d'abord toute seule, puis Simon s'est incrusté.

Et mardi, concert au Magasin 4 (y'a les photos en haut à droite), j'ai retrouvé Tom, Ludo, Zinzin et puis Simon à la gare centrale, puis bières, chips, musique, gerbe (pour certains),  et bières. Puis, The Casualties, sans le chanteur mais The Casualties quand même, show à la hauteur de c'que j'attendais, même si j'ai loupé la fin en allant retrouver Zinzin le malade. Puis glandouille au Magasin 4, puis retour gare centrale, au revoir Tom Ludo et Zinzin, Simon et moi on a repris le train de 06h40, retour lit à 8h et voilà ou j'en suis...

Ca devrait être les vacances toute l'année, on devrait faire des soirées comme ça toute l'année, j'devrais rencontrer autant de gens sympa toute l'année...

Mais l'année n'est pas finie, y'a pas d'année, juste un putain d'temps qui passe et que j'dois suivre. Des soirées comme ça, y'en aura encore, 'fin, j'espère.

 

ea6790de5b1cf135632b298f41854223.jpg
(dimanche)
c8b2989c40433c70bad671bedd11d059.jpg
(et mardi)

28.07.2007

What a wonderful world !

Ce matin, une bonne nouvelle en ouvrant mes mails...  Je me connecte, attends patiemment que ma page hotmail s'ouvre et que vois-je ? Un mail du Prix International des Jeunes Auteurs (concours de poèmes cette année). Et j'me dis "bon ok, j'suis pas en finale, mon poème pue,..." et tout ça...

Eh bien, figurez-vous que non... Je suis en finale, comme deux autre personnes de la catégorie dans laquelle j'ai décidé de concourir.

Voilà donc que mon poème part en Suisse le 6 septembre pour, peut-être (en tout cas je l'espère) avec le premier prix... Ou le deuxième, ou p'tèt le troisième. Enfin, un prix quoi.

 Souhaitez-moi de nouveau bonne chance ! =)

Et en bonus, voici le poème qui partira avec moi : Entre-Deux (suffit de cliquer sur le lien)